|
|
Comité National pour l'Unification du mouvement Communiste en France |
|
Quelques documents concernant le CNU : ► Résolutions adoptées par le CNU le 28 octobre 2006 ► Critique faite par CMC des positions révisionnistes de la CC 59/62 sur l'URSS social-impérialiste ► Communiqué public du CNU sur l'assemblée générale du 16 février 2008 |
|
|
Contacter le CNU : |
Déclaration générale du Comité National
pour l’Unification du Mouvement Communiste en France
Adoptée à son assemblée constitutive
Réunies le 28 octobre 2006 à Paris, les organisations suivantes ont décidé la création d’un Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France: l’Association Karl Marx, le Cercle Communiste d’Alsace, le Collectif Militant Communiste, Communistes en Lutte, la Coordination Communiste du Nord/Pas-de-calais, les Jeunes Communistes Marxistes-Léninistes d’Albi ; l’Union des Révolutionnaires Communistes de France.[1]
Cette décision est la réponse à plusieurs constats :
1) Le capitalisme prouve chaque jour son incapacité à satisfaire les besoins matériels, sociaux et culturels des travailleurs. Ses intérêts impérialistes conduisent à une politique de guerre, d’oppression et de pillage des ressources des pays qu’il domine.
2) Il n’existe pas aujourd’hui en France un Parti Communiste authentique porteur de la seule alternative réelle au capitalisme : la lutte de classe, la révolution et le socialisme. Cette absence laisse le champ libre à l’opportunisme, l’anarcho-syndicalisme et le trotskisme.
3) Il existe pour des raisons historiques et politiques objectives et subjectives un certain nombre d’organisations qui se réclament des principes fondamentaux du marxisme-léninisme.
Cet éparpillement des forces communistes marxistes-léninistes est l’une des causes des difficultés de ce mouvement à constituer un pôle révolutionnaire visible et crédible pour la classe ouvrière et les autres couches de notre peuple qui ont besoin, pour trouver une perspective à leurs luttes, d’une alternative révolutionnaire anticapitaliste démarquée de toutes les variantes du réformisme social-démocrate.
L’expérience de la campagne pour la victoire du NON au référendum pour le TCE, et en particulier le succès mobilisateur du meeting du 5 mai 2005 à Paris à l’initiative du CMC, de la CC 59/62, du PCOF, du PRCF et de l’URCF a montré que l’unité d’action nécessitée par la lutte politique commune pouvait être réalisée en dépit des divergences existant par ailleurs.
La solution des divergences est entravée par l’inexistence d’un cadre permettant de les examiner, d’en évaluer les aspects idéologiques et politiques, et, en conséquence, d’avancer dans la voie de leur traitement théorique et pratique.
Le CNU s’est donc constitué comme une réponse à ces constats.
Sans remettre en cause l’indépendance des organisations qui le composent, mais en se donnant les moyens de surmonter leur dispersion actuelle, le Comité National Unitaire se donne les fonctions suivantes :
1)Organiser les initiatives politiques correspondant aux combats politiques actuels, nationaux ou internationaux, sur lesquelles les organisations qui adhèrent au CNU peuvent se mettre d’accord.
2)Organiser sur la base du matérialisme historique, c’est-à-dire de l’application de la théorie scientifique marxiste-léniniste appliquée à l’analyse concrète de la situation concrète, l’examen des convergences et des divergences politiques et idéologiques qui existent.
En progressant vers ces objectifs, pas à pas, sans volontarisme, mais avec détermination, le CNU veut contribuer à la réalisation des conditions objectives et subjectives nécessaires à l’existence en France d’un seul Parti Communiste Révolutionnaire Marxiste-Léniniste.
En fonction de cet objectif, le CNU travaillera en direction des organisations communistes qui ne l’ont pas encore rejoint pour rechercher avec elles l’unité d’action, et pour faire en sorte que toutes les organisations communistes marxistes-léninistes de ce pays avancent dans la voie progressive de leur unification.
Il appelle toutes les organisations communistes marxistes-léninistes à rejoindre ses objectifs et à participer à ses activités.
Le Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France.
Le 28 octobre 2006
[1] Par ordre alphabétique
Avec la création du CNU, les organisations signataires veulent redonner espoir et combativité à tous les communistes, à tous les travailleurs qui aspirent au renversement du capitalisme, à la révolution socialiste, et qui savent que seul un parti réellement communiste, marxiste-léniniste, réalisant l’unité des communistes révolutionnaires, peut en assurer le triomphe.
1) Les organisations signataires décident de créer une structure unitaire à l’échelle nationale appelée : « Comité national pour l'unification du mouvement communiste de France », sigle CNU.
2) L’objectif du CNU est de contribuer à l’unification des communistes et de leurs organisations dans un véritable parti communiste, résultat de la fusion du socialisme scientifique et du mouvement ouvrier.
3) Le CNU considère que le processus d’unification des forces marxistes-léninistes doit lier dialectiquement unité d’action des diverses organisations contre l’impérialisme, pour les revendications quotidiennes et stratégiques du prolétariat et du peuple et confrontation politique et idéologique à partir des questions soulevées notamment dans la pratique d’unité d’action, à construire et à consolider l’unité idéologique.
4) Le CNU organisera et coordonnera les activités, les actions et les campagnes politiques communes.
5) Le CNU, organisera l’analyse des questions théoriques et politiques, telles que l’analyse des classes sociales en France, le bilan de la construction du socialisme et les causes ayant engendré la restauration du capitalisme et la domination du courant révisionniste en France et dans le Mouvement Communiste International, la question syndicale, la lutte contre l’impérialisme et l’unité révolutionnaire avec les peuples opprimés par l’impérialisme français etc..
6) LE CNU coordonnera le travail commun d’étude de la théorie marxiste léniniste de la connaissance, du matérialisme historique, et de l’œuvre de Marx, Engels, Lénine et Staline ainsi que des textes et documents de l'Internationale Communiste et du Kominform.
7) Le CNU diffusera les divers matériaux et informations concernant les travaux d’étude menés en son sein ainsi que les classiques du marxisme Léninisme et les textes et documents de l'Internationale Communiste et du Kominform.
8) Peuvent rejoindre le CNU les organisations d’accord avec son appel fondateur, ses buts et ses principes de fonctionnement.
9) Chaque organisation déléguera un(e) ou plusieurs camarades chargé(e)s de la représenter au sein de l'assemblée plénière du Comité. Le principe de représentation est : une organisation : une voix.
10) Le CNU désignera en son sein un Secrétariat composé d’un représentant par organisation et un Coordinateur chargés d’organiser le travail du comité et les campagnes communes entre chaque réunion du comité. La responsabilité du Coordinateur pourra être assurée en alternance par un représentant de chaque organisation.
11) Les activités communes et Les sujets d’étude proposés par le comité ou par une organisation devront être validés par la majorité des organisations adhérentes pour qu’elles deviennent une activité du comité.
12) Les activités décidées en commun sont réalisées au nom du comité en tant que représentant général de toutes les organisations.
13) Une organisation en désaccord avec une activité décidée majoritairement peut ne pas y participer sans que sa participation au comité soit remise en cause.
14) Chaque organisation s’engage à faire connaître le comité, à diffuser le matériel d’agitation et de propagande du comité.
15) Le CNU pourra associer à ses initiatives certaines organisations françaises ou étrangères non adhérentes avec l’accord de l’ensemble des organisations participant à ses activités.
RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LE CNU
Contre la criminalisation
du communisme
et
les mesures d’ interdiction, d’intimidation
ou d’ entrave à leurs activités
prises dans plusieurs pays
contre les organisations communistes
Le CNU considère avec sérieux les dizaines d’arrestations effectuées en septembre en Turquie et qui frappent les organisations révolutionnaires, démocratiques et la presse progressiste proches du Parti Communiste Marxiste-léniniste de Turquie / Kurdistan du nord (MLKP)
De même, le CNU s’élève contre l’interdiction des Jeunesses Communistes de Tchéquie et la campagne menée par la droite albanaise pour légiférer une version aggravée de la résolution 1481 adoptée le 25 janvier 2006 par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe et intitulée : « Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ».
Le CNU est convaincu que les organisations et les militants visés par ces attaques ne se laisseront pas intimider, leur apporte sans conditions son soutien internationaliste, et appelle toutes les autres organisations communistes, progressistes et démocratiques de France à agir ensemble contre ces atteintes dangereuses aux droits et aux libertés pourtant reconnus par les lois bourgeoises.
Le Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France.
Le 28 octobre 2006
SALUT AU CONGRES D’UNIFICATION
DES COMMUNISTES ALBANAIS
DANS UN SEUL PARTI :
LE PARTI COMMUNISTE D’ALBANIE
LE 8 NOVEMBRE 2006
A l’occasion de son Assemblée constitutive, le 28 octobre 2006, le Comité National Unitaire tient à féliciter les communistes d’Albanie pour le grand acte politique que constitue le Congrès d’unification des communistes albanais dans un seul Parti Communiste. Unifiés dans un seul Parti, les communistes albanais seront plus forts pour affronter l’ennemi de classe et pour diriger la classe ouvrière, les paysans pauvres, les intellectuels progressistes, la jeunesse populaire, les femmes et les vétérans dans leurs luttes contre la politique d’exploitation et d’oppression de la bourgeoisie et de l’Etat bourgeois albanais.
Les communistes de France rassemblés dans le CNU sont convaincus qu’en s’inspirant de la glorieuse expérience des années du pouvoir populaire et de la construction du socialisme sous la direction du PCA puis du PTA dirigés par le camarade Enver Hoxha, en tirant les leçons des succès et des échecs, le Parti Communiste d’Albanie saura conduire le peuple albanais vers des victoires décisives avec pour objectif la reconquête du pouvoir politique et la réédification du socialisme.
Vive l’internationalisme prolétarien !
Vive l’amitié entre les communistes de France et les communistes d’Albanie !
Vive le Parti Communiste d’Albanie !
Vive le Marxisme-Léninisme !
Vivent nos grands éducateurs MARX, ENGELS, LENINE et STALINE !
Le Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France.
Le 28 octobre 2006
Élections présidentielles 2007 :
Résolutions adoptées à la réunion du secrétariat du CNU
Le 6 janvier 2007
1) Résolution théorique sur les élections
Selon la théorie marxiste-léniniste vérifiée par l’histoire :
La voie générale, la stratégie de la prise du pouvoir par le
prolétariat, c’est le soulèvement violent des masses, l’insurrection
dirigée par le parti communiste. Les communistes doivent travailler pour
en créer les conditions.
Le prolétariat ne peut pas renverser le pouvoir de la bourgeoisie et
s’emparer du pouvoir d’Etat par les élections, que ce soit à la faveur
d’une majorité parlementaire ou de toutes autres élections dont les
règles sont fixées sous la dictature de la bourgeoisie. Les élections
sont une activité secondaire soumise aux objectifs stratégiques. Elles
ne peuvent en aucun cas se substituer à ces objectifs. Le centre de
gravité est l’action extraparlementaire pour le pouvoir politique.
L’électoralisme et le crétinisme parlementaire ne peuvent que conduire à
l’échec et à la dégénérescence des partis communistes et ouvriers.
Cependant, la participation aux élections et à d’autres institutions
représentatives bourgeoises n’est pas à exclure de la pratique des
communistes. Cette participation peut être utile et même nécessaire
selon les conditions objectives concrètes. Boycott, abstention, bulletin
nul ou rouge, présentation de candidats, vote pour des candidats non
communistes : la théorie et la pratique marxiste-léniniste n’exclut
aucune possibilité à priori, pourvu que la tactique choisie serve les
intérêts stratégiques.
La tactique électorale doit donc avoir pour fonction de faire progresser
le mouvement révolutionnaire vers ses objectifs stratégiques, en partant
des conditions concrètes dans lesquelles se trouvent ce mouvement et le
mouvement communiste. En aucun cas, la tactique définie ne peut ignorer
ou aller à l’encontre de ces objectifs.
2) Résolution tactique pour les élections présidentielles de 2007
Après l’examen des analyses de la situation concrète et des positions fournies par les organisations membres du CNU, le secrétariat du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France s’est prononcé majoritairement pour le refus de voter pour quelque candidat que ce soit lors des élections présidentielles de 2007.
NB : La Coordination Communiste 59/62 ne partage pas cette résolution.